Découvrez Koh Mak, une destination idéale pour un break de quelques jours ou une escapade amoureuse.

Loin d’être l’île la plus connue de Thaïlande, Koh Mak mérite pourtant le détour. Coincée entre les célèbres Koh Chang et Koh Kood, Koh Mak profite d’une situation géographique exceptionnelle qui en fait une destination idéale pour un break de quelques jours ou une escapade amoureuse.

 

Article réalisé en partenariat avec le magazine Gavroche (Thaïlande)

Koh Mak en Thaïlande

Située dans le golfe de Thaïlande, Koh Mak est l’une des 52 îles du parc national marin de Mu Ko Chang, le joyau de la province de Trat, à la frontière du Cambodge. Avec ses sept kilomètres de long dans sa partie la plus large, elle est l’une des quelques îles habitées de l’archipel. Si Koh Mak accueille les touristes depuis la fin des années 70, paradoxalement, son économie a toujours été tournée vers la culture de l’hévéa et du palmier, et non vers la pêche.
En effet, la première chose qui interpelle quand on visite Koh Mak, c’est la présence de nombreuses plantations. C’est une île verte où deux essences d’arbres sont omniprésentes, le palmier et l’hévéa. Les palmiers sont essentiellement des palmiers à bétel ou à noix d’arec, appelés « mak » en thaï. La culture de l’hévéa, d’où l’on tire le latex, occupe toute la partie est de l’île. Si voir des arbres alignés au cordeau peut, au premier abord, réfréner les amoureux des espaces sauvages, la fraîcheur et l’ombre bienfaitrices participent à adoucir l’atmosphère et à calmer les morsures du soleil. L’île profite en effet pleinement du relief de Koh Chang qui lui assure des précipitations régulières et bénéfiques pour ses cultures. Aux côtés de ces deux grandes exploitations, on trouve également des cultures d’ananas et de noix de coco. La terre rouge, riche en fer, et le relief peu accidenté permettent de dégager et d’exploiter de grandes parcelles.
Sur Koh Mak, qui compte moins de six cents insulaires, pas de grand port de pêche ou de village de pêcheurs, si ce n’est quelques barques. Le développement du tourisme sur l’île s’est ainsi tourné naturellement vers la valorisation d’un patrimoine vert. Tout en préservant les forêts, les autorités encouragent toute initiative en rapport avec la protection de l’environnement. Nombre de guesthouses, hôtels et resorts se sont ainsi mis au tri sélectif. Une préoccupation incarnée par Energy Farm, une usine de recyclage située en plein cœur de l’île et qui revalorise de nombreux matériaux issus des déchets quotidiens. Bouteilles en plastique, verre, cartons, papiers sont récupérés alors qu’une partie des déchets organiques est broyée pour faire du compost.
Cette préoccupation écologique se ressent également dans le plan d’occupation des sols. L’urbanisation demeure somme toute sous contrôle : pas de grands ensembles, ni d’immeubles effaçant les reliefs naturels de l’île, la plus haute construction ne dépassant pas trois étages. La plupart des logements et infrastructures dédiés au tourisme sont répartis autour de trois débarcadères, situés au nord, au sud-ouest et au sud-est de l’île.

Des plages de rêve

Koh Mak dispose de plusieurs belles plages au sable blanc et aux eaux turquoise. Ao Phra et Ao Suan Yai sont sans doute les plus belles. Parfaites pour observer le soleil se coucher, elles offrent des paysages de cartes postales. C’est ici que l’on trouve les plus beaux resorts avec des bungalows individuels plus charmants les uns que les autres. Le Cococape Resort a construit un long ponton en bois où, à l’extrémité, se trouve un bar qui permet tout autant d’admirer la crique et le paysage environnants que d’observer et de plonger au milieu de nombre de poissons multicolores. De là, on peut se rendre sur deux petites îles, Koh Pee, idéale pour la plongée et l’observation des coraux et des poissons, et Koh Kham, qui »» dispose d’une petite plage bordée de palmiers et d’une eau cristalline. Deux excursions pour une journée idyllique.
Autre plage, tout aussi sympathique, Ao Kao, où s’alignent de nombreux resorts aux bungalows plus ou moins modernes et à des prix divers. C’est un peu le centre de l’île avec des restaurants, quelques épiceries, une pharmacie... De là, beaucoup de touristes prennent un petit bateau ou louent un canoë pour se rendre sur deux autres îles, Koh Rayang Naï, où l’on peut voir un petit chedi, et Koh Rayang Nok. Ce petit îlot est un spot parfait, autant pour la plongée que pour y passer une journée sur une plage privée (100 bahts le droit d’entrée) à l’ombre des palmiers, bercé par le bruit des vagues. Un bar y propose cocktails et autres shakes.
La pointe est de Koh Mak est la plus sauvage. Au nord, sur la plage d’Ao Tann, se trouvent trois resorts et quelques habitations. De là, on peut rejoindre l’île de Koh Kradad où vit une espèce endémique de petits chevreuils sauvages que l’on peut facilement observer. L’île éponyme est un havre de paix. Une longue plage avec trois resorts se disputent les quelques touristes qui viennent jusqu’à là. On peut s’y rendre en bateau ou en canoë depuis la plage de Laem Son. C’est ici que les habitants de Koh Mak viennent se baigner en famille, pique-niquer ou faire un barbecue sous l’ombre de grands pins, loin des touristes. Deux ou trois cahutes proposent quelques boissons et plats à des prix battant toute concurrence.
Enfin, la longue plage de Baan Lang se faufile entre les formations de calcaire noir et les mangroves. La vue sur le coucher de soleil est simplement superbe. Les couleurs qui s’en dégagent assurent des clichés remarquables. Il y a peu d’habitations, mais un paysage sculpté par la nature et où l’homme n’a pas encore laissé une empreinte indélébile.

L’artiste ermite

S’il est une personne qui est en train de marquer l’île de son empreinte, c’est bien Somchai, artiste local qui de par ses créations rappelle les grands noms de l’art brut. Ses personnages en béton représentent des scènes de la vie courante tout en accentuant certains traits physiques et comportementaux. L’homme vit dans un petit coin de forêt. Peu prolixe, il laisse le visiteur déambuler dans son intimité avec un regard bienveillant. Son habitation de tôles prend appui sur un arbre, l’enserrant telle une gangue de métal où chaque pièce de quelques mètres carrés se superpose sur une dizaine de mètres de haut. La salle de bains à l’extérieur est entourée de personnages filiformes dans des positions suggestives, laissant apparaitre les pulsions de l’artiste et de l’homme. Recouverts de végétation, ils sont autant le refuge du génie créatif du locataire que celui des animaux venant y nicher.
Au-delà de sa maison-atelier, on découvre ci et là des statues : au bord d’une route, une femme en train de cueillir des noix de coco, d’autres ramassant des fruits en plein milieu d’un champ, ou bien encore un énorme gecko accroché à un palmier. Quelques restaurateurs se sont adressés à lui pour ajouter une touche singulière à leur commerce. Même les moines de l’unique temple de Koh Mak ont fait appel à sa créativité. L’artiste a produit autant des personnages inspirés de la tradition bouddhique que des personnages totalement loufoques que l’on ne pense pas trouver, en principe, en plein cœur d’un lieu sacré, tels que le cochon abreuvoir, la tortue bassin, etc.
Le wat Koh Mak est en fait un lieu très simple. Il n’y a pas de grande bâtisse, mais deux belles sculptures du Bouddha, et surtout un très vieux et majestueux banian. Les bonzes ne sont pas très nombreux, une dizaine, qui chaque matin partent pour leur quête, le bol d’aumône en bandoulière. Les chiens errants, nombreux autour du temple, les accompagnent sur les routes, transformant cette marche rituelle en une joyeuse sarabande. Le temple domine l’embarcadère Est de l’île. Les visiteurs débarquant sur l’île peuvent ainsi voir briller sur les hauteurs, au milieu d’une végétation dense, une statue de Bouddha en posture main ouverte, geste d’absence de crainte, de protection, comme pour souhaiter la bienvenue aux voyageurs.
Si le temple n’est pas en soi très riche en constructions, il n’en demeure pas moins un lieu très important pour l’ensemble des communautés vivant sur l’île. Les plus anciens habitants sont tous liés, à des degrés divers, à un même clan. D’autres se sont agrégés avec le temps à cette communauté thaïlandaise pour former une population qui compte aujourd’hui approximativement 500 âmes. Avec le développement de la culture de l’hévéa et du palmier, des travailleurs cambodgiens se sont peu à peu installés. Aujourd’hui, ils sont également la principale main d’œuvre pour toutes les activités liées au tourisme. Quelques resorts, restaurants sont tenus par une autre communauté, celle des Occidentaux qui ont peu à peu habité l’île à partir années 80.

Gare aux bêbêtes

Si Koh Mak est une île aux plaisirs variés, elle présente cependant deux impondérables. Le premier est hélas commun à de nombreuses îles en Thaïlande et concerne la présence, à certaines périodes, de méduses, et notamment de méduses venimeuses. Si aucun cas d’attaque de cuboméduse n’est à déplorer jusqu`à maintenant, comme ce fut le cas récemment sur l’île de Koh Phan-gan, les autorités jouent la carte de la prudence et de la prévention et ont installé sur chaque plage des écriteaux décrivant précisément leurs caractéristiques et le danger encouru. A cela s’ajoute également la présence de kits de secours plantées dans le sable contenant des informations sur les soins à prodiguer en cas de piqûres, ainsi qu’une bouteille de vinaigre pour calmer l’inflammation.
L’autre inconvénient majeur de l’île concerne la présence de puces de sable sur quelques belles plages, et particulièrement sur les plages désertes ! Au premier abord, l’insecte semble inoffensif, mais il s’avère rapidement être un vrai fléau en provoquant, chez les sujets les plus sensibles, de fortes démangeaisons et des inflammations. Heureusement, nombre de plages rigoureusement balayées sont épargnés et laissent aux vacanciers les joies habituelles du farniente, de la lecture ou de la sieste dans un formidable décor.
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